( par simplification le masculin sera employé pour ce récit )

En 1836, année de la fondation de la fanfare, on recense 830 habitants à Courroux-Courcelon. En 1870, on dénombre 1114 âmes occupant 84 habitations à Courroux et 44 à Courcelon.

La plupart des hommes sont paysans-mineurs. Ils puisent leurs moyens d’existence dans l’agriculture et dans l’extraction du minerai de fer. On le trouve à la surface du sol en des endroits nommés « minières ».

Ce n’est que vers les années 1850, lorsque le sous-sol est exploité par puits ou galeries souterraines que la profession de mineur apparaît.

Le salaire à l’heure est alors de 15 centimes. Le kilo de pain coûte entre 30 et 40 centimes.

Ces quelques lignes pour comprendre la vie et l’esprit de l’époque qui vit apparaître la première vague industrielle dans notre région.

 

LES CENT PREMIERES ANNEES

En mars 1836, le village est occupé par les troupes bernoises à la suite du mécontentement du Jura catholique face à l’adoption des articles de Baden.

Les habitants réclament l’appui de la France, ce qui force le Gouvernement bernois à renoncer auxdits articles et à licencier en juillet 1836 les troupes occupant le Jura, alors commandées par le colonel Buchwalder. Après ce soulèvement, le calme revient.

Les jeunes de Courroux décident alors de créer « La Musique » et ceci sans doute pour marquer la victoire.

Un premier drapeau en tissu de laine blanc frange d’or porte jusqu’en 1869 la simple inscription « Musique de Courroux 1836 ».

L’existence de la société apparaît dans les comptes de la Municipalité en 1838, qui alloue à la musique de Courroux un subside de 24 fr.05 pour acheter une grosse caisse.

Dès lors le principe de subsides annuels, d’un montant de 15 à 20 fr. est acquis, hormis lors des périodes troublées du Sonderbund.

En 1850, le Conseil octroie 40 fr. pour l’achat d’un ophicléide. La Musique compte alors 15 à 17 membres et participe dans la petite église, à la première messe de l’abbé Cottenat.

A l’époque le chef Hennet sait stimuler ses membres. En hiver, les musiciens se retrouvent chaque dimanche après-midi au domicile du directeur à Delémont.

Dans le contexte de la création des chemins de fer du Jura, la Musique de Courroux est appelée à donner concert. Nous sommes en 1863.

1869 ! La société organise une grande fête et inaugure son deuxième drapeau. Nous y lisons « Musique de Courroux, fondée en 1836 ».   Drapeau de soie verte, simple et fixé à la hampe au moyen de clous décoratifs. M. Fleury, maire et député, fut l’homme du jour le plus fêté. Il apporte 150 fr., don du Conseil Communal. Intermède en chansons par..

Pendant la Guerre de 1870, les jeunes gens s’en vont aux frontières. Le village est occupé et la vie de la société suspendue.

Les hostilités touchent à leur fin.

La révocation du curé Dizard en faveur du curé libéral Maestrelli conduit à une scission au sein du village de Courroux. Dans l’église toute neuve le prêtre Maestrelli officie alors que dans une remise attenante à l’hôtel de l’Ours,  le curé Dizard célèbre des cultes secrets et interdits, accompagnés du chant et de La Musique.

Un dimanche de 1874, à la sortie de l’église, les catholiques libéraux sont victimes de quolibets. La riposte ne se fait pas attendre : on décide de fonder une Musique rouge qui portera le nom de Société de Musique de Courcelon.

Au printemps 1875, La Musique de Courroux, forte de 24 musiciens est invitée à l’inauguration du tronçon de chemin de fer Delémont-Bâle et à l’automne pour le tronçon Delémont-Moutier.

Cette même année75 vit l’inauguration d’un emblème en tissu de laine rouge peint par un amateur et fixé à une hampe d’occasion. L’année suivante, cette fanfare se mue en harmonie, ce que nous lisons sur le même drapeau : «Harmonie désormais ».

En 1885, les deux fanfares, appelées à entrer dans la Fédération Jurassienne comme sociétés fondatrices, diffèrent leur réponse… car elles s’affaiblissent. Toutefois en 1887, la Musique de Courcelon inaugure encore un drapeau de soie rouge.

Quelques temps plus tard, les divisions entre citoyens s’apaisent. Les esprits se calment et les deux sociétés décident de fusionner le 11 décembre 1888.

Il fut décidé pour l’occasion de jouer devant toutes les maisons à Courroux et à Courcelon. Puis on fit un joyeux souper chez le Père Thüller. Dans le même temps un nouveau règlement est établi et le beau drapeau rouge modifié avec la nouvelle inscription : « Société de Musique de Courroux ». Elle compte alors 30 membres.

Chaque année, à côté de la grande course, la société fait deux ou trois sorties au village, organise un concert avec théâtre, joue aux manifestations religieuses et nationales. Elle aime à féliciter par une sérénade les autorités communales et de district nouvellement élus.

Malgré des problèmes de trésorerie et la désapprobation de la population, un nouveau drapeau de soie verte est inauguré en 1894 avec l’inscription « Musique de Courroux fondée en 1836 » et au revers « Union Instrumentale 1894 », conséquence de la fusion de 1888.

Un emprunt à la Caisse d’Epargne de Courrendlin est contracté pour payer le drapeau. La société vivote. Des tensions apparaissent. Les  jeunes fondent une nouvelle société : « La Fanfare municipale ». Quatre ans plus tard, les deux sociétés se réunissent à nouveau. Nous sommes en 1898, la fanfare compte alors 23 membres.

Le 24 juillet de la même année, Courroux assista à une première fête de l’association des sociétés de musique du district.

Une tombola organisée en janvier 1899 remet la caisse à flot. Les comptes renfloués, on organise une course qui engendrera d’importantes dépenses. Le caissier et de nombreux membres, furieux d’un tel assaut à la caisse, s’en vont. Des différends apparaissent,

les répétitions sont épisodiques, l’année 1900 restera sans concert.

Dans ce contexte quelque peu agité, 5 membres, accompagnés de 12 habitants de Courcelon, vont former la 2ème société de musique de la commune, l’actuelle fanfare de Courcelon.

En 1901, après des discussions pénibles, le transfert du local de l’Hôtel de l’Ours au Café du Pont a lieu… ce qui provoque l’opposition des anciens qui retiennent instruments et drapeaux. Il faut recourir au juge et les jeunes obtiennent gain de cause.

La sortie du 25 mai 1902 marque la fin des luttes.

Le 11 octobre, la fanfare assiste au baptême des cloches.

1904, on organise une tombola afin d’acquérir de nouveaux instruments. 34 sont envoyés à la Maison Hug de Bâle afin d’être remplacés par 24 instruments neufs.

Durant la même période et sur sollicitation du président, 21 casquettes neuves et 21 gibernes sont acquises.*

Fin 1907, M. Monnier prend la direction. Avec le président M. Berdat il amène l’ordre et l’entente par l’élaboration d’un règlement sévère strictement appliqué et par un travail suivi.

La société s’affirme en participant à la Fête jurassienne de Bienne en 1910 où elle joue La Norma, ouverture de Bellini. Elle obtient  le 5ème rang et une couronne de laurier en 3ème catégorie.

Le 23 avril 1911, à l’occasion du 75ème anniversaire, « l’Union Instrumentale » inaugure ses équipements * : 90 fr. pièce sur lesquels chaque membre paie le pantalon par 20 fr. A cette occasion, elle offre un beau concert et fait une photographie.

1912, entrée à la F.J.M. Participation à la Fête jurassienne de Tramelan : résultat 2ème couronne laurier en 2ème catégorie avec l’ouverture de Maillochaud, La Châtelaine.

A Pâques 1912 M. Farine, adjoint, remet un magnifique drapeau brodé rouge et blanc portant l’inscription : « Union Instrumentale Courroux fondée en 1836. Pâques 1912 ».

Le réseau électrique est inauguré en 1913.

C’est une période faste pour la fanfare. M. Monnier a  plaisir à montrer sa société de joyeux lurons à travers diverses manifestations et partout où l’on requiert sa participation.

Durant la guerre de 14-18, l’activité de la société est très restreinte. M. Monnier s’engage comme volontaire auprès de ses frères. Il meurt en décembre 1921 des suites de fièvres contractées en Orient. « Il reste vivant dans nos rangs, il a tracé notre chemin…» diront de lui les musiciens.

La commune et la paroisse de Courroux étant marraine de celle de Sochaux, la fanfare s’y rend pour fêter l’armistice de 1918. Cérémonie poignante, hymnes patriotiques, discours, cortège, les cœurs, après cinq années de misères, sont à l’unisson.

Le 29 juin 1919, tous drapeaux au vent, les sociétés locales se produisent dans l’allégresse pour fêter le retour de la paix. Une période de prospérité et de progrès s’annonce !    Joie et allégresse aussi, avec…

En 1922, à la Fête jurassienne de St-Imier, sous la direction de M. Adolphe Berdat, la fanfare obtient une couronne de laurier avec 80 points en 2ème catégorie avec le morceau Maritana, fantaisie de Wallace.

La Fédération des fanfares de la vallée de la Sorne se mue en Association des sociétés de musique et de chant du district de Delémont et « l’Union Instrumentale » présente sa demande d’admission en 1924. La société compte à ce jour 36 membres.

Le festival de 1928 organisé par l’Union Instrumentale avec la participation de la Chorale de Courroux-Courcelon et du Männerchor Edelweiss est une belle réussite.

En avril 1931 le père Thüller, témoin de la fondation de la Musique, s’éteint à l’âge de 96 ans.

Il a fourni de précieuses indications pour établir l’historique du centenaire.

La fanfare participera, dans une ambiance plutôt morose, à la Fête jurassienne de Delémont en 1932. En 2ème catégorie avec Le Masque d’Or, ouverture de Popy, elle obtient un 2ème rang et un laurier frange or.

Le chômage contraint les membres à chercher du travail hors de la commune.

Le dimanche 16 août 1936 reste un jour mémorable dans les annales de notre société. Avec ses 36 membres actifs et 12 membres d’honneur, la fanfare débute la célébration de son centenaire en jouant la diane dans le village dès 6h du matin.

À l’occasion du centenaire, les dates « 1836-1936 » sont ajoutées sur le drapeau de 1912.

 

1937 – 1986

Encore sous le coup de l’émotion de son centenaire, la Fanfare de Courroux organise le Festival de 1938 et tous les participants sont enchantés de l’aimable accueil qu’ils rencontrent à Courroux.

En 1939, la société ne se rend pas à Porrentruy à la Fête jurassienne de musique.

Le 2 septembre 1939, la mobilisation générale est décrétée et les membres de la fanfare, par devoir patriotique, sont absents de la localité.

Pendant la seconde guerre mondiale de 39 à 45, l’Union Instrumentale passera par une période perturbée et peu propice à la gloire de la musique.

Le 8 mai 1945, jour de l’armistice, la société joue sur la place du village et emmène un grand cortège de villageois à son local, l’Hôtel de l’Etoile, pour danser et fêter la paix retrouvée.

Après cinq années difficiles, la fanfare accompagne la Commune et la Paroisse de Courroux, alors marraines de celles de Sochaux, pour y fêter l’armistice. Nous sommes le 11 novembre 1945. La cérémonie est poignante après des années de misères et l’on se souviendra de la Fanfare de Courroux à Sochaux.

Les années de guerre font place à un regain d’activités au sein de la fanfare.

En 1946, la société participe à la Fête jurassienne, sans grand résultat.

A l’assemblée de 1947, on annonce 35 membres et de nombreuses activités en vue.

A l’issue de l’assemblée générale du 10 janvier 1950, une commande de 40 uniformes * est passée à la maison Schellenberger de Winterthour.

À col fermé, de couleur bleue marine, ils sont inaugurés les 20 et 21 mai 1950.

Les anciennes tenues sont offertes au corps des sapeurs-pompiers.

Fiers de leur nouvelle tenue, les musiciens se rendent à la Fête jurassienne de St-Imier le 18 juin 1950. A leur retour, ils sont accueillis triomphalement pour leur 2ème place, en 2ème catégorie, avec couronne frange or.

La date du 28 juin 1951 est celle de l’entrée de la Fanfare de Courroux dans la Fédération des Fanfares du Val-Terbi.

Dès 1953 une répétition hebdomadaire est instaurée.

Les deux fanfares de nos villages participent à la 1ère messe du père Joseph Fleury en juillet.

Le 18 octobre 1953,c’est dans une salle remplie que le Général Guisan * fait une allocution et raconte ses souvenirs de mobilisation de 39-45.Cette réception permet également d’apporter une aide financière aux anciens mobilisés, infirmes ou handicapés, victimes de la seconde guerre mondiale. Pour l’honorer, la fanfare joue « La marche du Général ».

L’année 1956 est ponctuée de nombreuses activités : Pâques, Confirmation, Fête des mères, Première Communion, 1er Août, deux festivals, pique-nique au Violat, 6ème journée musicale des fanfares du Jura-Nord et pour la 1ère fois défilé à la Fête du Peuple.

Le 14 juillet 1957, la fanfare de Courcelon rentre couverte d’or de la fête fédérale de Zürich. Courroux se déplace à Courcelon pour les réceptionner.

1958 voit la mise sur pied du premier souper annuel et des premiers cours de solfège.

Les musiciens remporteront également une frange or le 26 juin à la 26ème Fête jurassienne à Courrendlin et prennent congé de leur directeur, M. Jämes Scherrer.

Une nouvelle bannière est inaugurée les 25 et 26 avril 1959. La même année, elle participe au 75ème de la Fédération jurassienne de musique et inaugure l’école enfantine de Courroux.

Le 125ème anniversaire de la fanfare de Courroux est marqué en novembre 1961 au restaurant du Raisin. La mise en scène de l’évolution de la société en huit tableaux est assurée par M. Willy Girard.

Journée marquante à l’issue de la 27ème Fête jurassienne de Saignelégier le 17 juin 1962, où la société obtient le 1er rang frange or avec 94,5 points en 1ère catégorie. C’est avec émotion que les musiciens de Courroux sont réceptionnés par la fanfare de Courcelon.

A l’occasion de la 1ère communion en 1964, la fanfare compte dans ses rangs les premiers jeunes issus du cours de solfège. Il s’agit de MM. André Maître, Frédy Becker, Michel Rais et Francis Zuber.

En 1969, la société crée une commission chargée de trouver un local. Elle participe au cinquantenaire de la Ste-Cécile et se préoccupe du problème d’un nouvel uniforme.

Entre 69 et 70 l’Hôtel de l’Etoile est en transformation et la société est contrainte d’organiser ses répétitions tantôt à l’Ours, tantôt au café du Pont.

L’assemblée 1970 accueille les deux premières instrumentistes de la fanfare depuis sa fondation : Mmes Bernadette Farine et Cécile Brun sont vivement acclamées par l’assistance.

Le cours de solfège, composé d’une vingtaine d’enfants joue avant la fanfare pour la 1ère fois au concert annuel de 1972.

En 1972 toujours, nous prêtons notre concours pour l’inauguration des nouveaux uniformes des sociétés de Movelier et de Courcelon et pour la bénédiction de la nouvelle bannière de la Ste-Cécile.

Après une grande campagne, les musiciens réunissent les fonds nécessaires à l’achat de nouveaux uniformes. Ils sont inaugurés le 2 mai 1973 dans la nouvelle halle du complexe scolaire.

1974 voit l’organisation du 1er camp de musique pour les jeunes à la Haute-Roche.

Les fanfares de Courroux et Courcelon accueillent les musiciennes et musiciens jurassiens lors de la 93ème assemblée annuelle en 1975.

En 1976 la fanfare est à la recherche d’un directeur et fait paraître une annonce pour la 1ère fois.

En 1979, l’Union Instrumentale remporte une couronne frange or en 3ème catégorie, lors de la Fête jurassienne de Delémont.

A la Fête jurassienne de Prêles en 1983 la fanfare concourt en 2ème catégorie et gagne une frange argent.

L’assemblée communale de décembre 1984 donne l’autorisation à la société d’installer, sur une partie de la parcelle de l’ancienne école, son local de répétition. M. Luterbacher, président de la société, invite tous les membres à se retrouver dans leur nouveau local pour la première répétition, le 6 février 1986.

Le 5 mars 1985, un comité est constitué pour l’organisation du 150ème anniversaire.

Les 23, 24 et 25 mai 1986, la fanfare Union Instrumentale ouvre les festivités de son 150ème en jouant « Bellevie », une marche composée pour l’occasion par André Lachat, directeur.

Cet anniversaire est fêté avec joie et enthousiasme à travers discours, instants officiels et moments de reconnaissance.

Un spectacle intitulé « Détente 150 » est offert à la population le vendredi et samedi soir par l’Union Instrumentale,  rebaptisée pour l’occasion  « Big Brass Comic Band »: revue de sketches, en trois tableaux, créée, imaginée et parfois jouée par André Lachat. Le choix de la mise en scène, de la musique, des costumes et accessoires, ainsi que le jeu comique de certains personnages sont vivement appréciés du public.

Le dimanche matin, les cloches de l’église invitent  les citoyens à partager un moment plus solennel. La journée est ponctuée de discours, d’un banquet, de prestations de la fanfare invitée de l’Auberson (VD) et de la participation de sociétés locales telles que Fanfare de Courcelon, chœur mixte Ste-Cécile et groupe Harlem.

La commémoration du 150ème laisse de magnifiques souvenirs à tous les participants.

 

1987 - 2011

L’Union Instrumentale est fortement sollicitée durant l’année 1987.

En mai, l’organisation du 37ème festival des fanfares du Val-Terbi est confiée aux musiciens de Courroux. Quatre orchestres se succèdent durant toute la nuit pour offrir à la population un spectacle sous le thème des tropiques.

Le spectacle mis sur pied à l’occasion du 150ème est vivement apprécié. Le Big Brass Comic Band   est appelé à se reproduire à quatre reprises :

-  le lundi de carnaval 28 février à la salle St-Georges à Delémont

-  le14 juin pour l’inauguration de la bannière de la fanfare de l’Auberson.

- le 27 juin à Pleigne

-  et le 26 décembre à Ste-Croix dans le Canton de Vaud.

Le Big Brass Comic se produit une dernière fois en mai 1988 à Avry-devant-Pont dans le Canton de Fribourg.

Rappelons également que le 2 octobre 1987 les musiciens participent à l’inauguration de la STEP à Soyhières.

En août1988, après 8 ans de direction, André Lachat se voit contraint d’annoncer sa démission pour raisons professionnelles. Il effectue sa dernière sortie lors de la fête d’automne à Hauterive. La commune de Courroux-Courcelon est l’invité d’honneur et les deux fanfares s’unissent pour cette occasion.

C’est en décembre, lors du concert annuel, que l’on fait la connaissance du nouveau directeur Christophe Jeanbourquin, en fonction depuis deux mois.

Lors de l’assemblée générale de janvier 1990 il est décidé d’effectuer la remise en état des uniformes et de renouveler l’instrumentation.

Les 5 et 6 mai de la même année un concert est donné à Vex en Valais lors du 75ème anniversaire de « L’Echo des Glaciers ».

En septembre la société est invitée au 125ème anniversaire de la Fanfare de Mervelier.

Le 20 janvier 1991, l’assemblée des délégués de la FJM, organisée de main de maître par le Comité Protecteur, se déroule à Courroux.

En 1992 l’ensemble des Cadets de Courroux-Courcelon regroupe 44 musiciennes et musiciens.

L’Union Instrumentale organise et finance un cours de musique pour adultes. 12  personnes répondent à l’invitation.

En mai 1993 le Festival du Val-Terbi se déroule à Courroux, pour la première fois sur 3 jours avec le samedi soir un concert de gala par « L’écho des Glaciers » de Vex.

La majeure partie des instruments est renouvelée en 1994. Les dernières acquisitions, 2 basses sib et 1 basse mib d’une somme d’environ Fr. 30'000.- sont prévues en 1996.

Si  l’ensemble des Cadets augmente son effectif à 64 membres,  des 12 adultes inscrits au cours de musique mis sur pied en 1992, il ne reste qu’une personne, aujourd’hui encore membre actif de la société.

72 répétitions, 13 manifestations dont :

les manifestations traditionnelles telles que fêtes des mères, festival du Val-Terbi, festival du district, Fête-Dieu ou 1ère Communion, fête du village, concert annuel et :

- Commémoration du 23 juin à Montsevelier

- 75ème anniversaire de la Ste-Cécile de Courroux

- Inauguration des uniformes de la fanfare de Movelier

jalonnent l’année 1994, année somme toute assez représentative des activités d’une société de musique aujourd’hui. Vive la musique, avec ...

Un comité d’organisation et une commission « des uniformes » sont constitués à l’assemblée de 1995 afin d’organiser pour l’année suivante l’inauguration des nouvelles tenues et le festival du District.

Les dépenses conséquentes de ces derniers mois mettent en attente le remplacement de la bannière datant de 1959 qui se voit confiée à deux couturières de Courroux pour une remise en état.

Les 28, 29 et 30 juin 1996 la fanfare est en fête pour l’inauguration de ses nouveaux uniformes. Un spectacle intitulé « Rétro-Fringues » et le concert de «L’ Harmonie Royale » de Sélange en Belgique ont animé la manifestation.

En 1997, les musiciens sont invités à l’inauguration du bureau communal.

En septembre, conviée par la fanfare de Movelier, l’Union Instrumentale participe, pour la première fois, à l’émission de la Radio Suisse Romande « le Kiosque à Musique ». La prestation en direct sur les ondes reste une expérience enrichissante.

L’année 1998 voit des changements importants au sein du groupe : un nouveau président, un nouveau caissier et un nouveau directeur. Ces modifications n’altèrent en rien l’ambiance qui règne au sein de la société, amitié, partage des tâches et franche camaraderie.

C’est dans un esprit tout aussi décontracté que la fanfare fait appel à quelques dames de la société de gymnastique pour  présenter une chorégraphie  lors de sa prestation au Festival du district à Courtételle, avec à la clé un superbe 1er rang.

Ce sont les 22 et 23 mai 1999 que « L’Harmonie Royale » de Sélange convie ses amis les musiciens de Courroux à donner un concert de gala le samedi soir sous le « grand chapiteau » à l’occasion de leur 75ème anniversaire. Le dimanche, place au cortège.

Ces deux journées laissent un merveilleux souvenir à chacun.

La société participe en janvier 2000 à la fête d’adieux du Père Pierre Joye qui quitte notre paroisse.

En automne, le camp annuel des cadets de Courroux-Courcelon , sous la responsabilité de notre ami Didier Rossé, a lieu à Montana avec la collaboration des jeunes de Mervelier.

En mai 2004, sous l’impulsion de l’Union Instrumentale, l’aubade de quartiers, à l’intention des mamans, est remplacée pour cette année par un concert à l’église avec la participation du groupe Harlem et de la société de chant Ste-Cécile. Cette variété musicale est largement saluée du public. Le groupe Harlem vient de fêter ses 30 années d’existence.

Pour leur première participation au Lutrin d’Or en octobre 2005 à Moutier, nos musiciens remportent une honorable 3ème place dans leur catégorie.

Dans la catégorie choisie, 3 morceaux, à savoir une marche, un morceau lent ainsi qu’un morceau de divertissement, sont jugés par des experts professionnels.

Le Lutrin d’Or est un concours mis sur pied par la Fédération Jurassienne de Musique.

C’est en août 2007 que les musiciens et leurs épouses s’offrent une escapade en terre valaisanne. Quelques activités du programme : mines de sel, musée de boîtes à musique, soirée raclette…et visite d’une cave.

Encore merci Michel (Luterbacher) pour l’organisation de ce magnifique week-end.

De retour du Valais, il est temps de se remettre au travail pour préparer le concours du Lutrin d’Or organisé par la fanfare de Courtételle qui a lieu le 6 octobre.

Le 1er rang récompense l’effort des musiciens.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Union Instrumentale, une dame est nommée à la tête de la société. C’est à l’assemblée de février 2008 que Sandra Schmidt devient présidente.

La formule d’un concert le samedi soir à l’église avec les sociétés de chant de la commune est reprise à l’occasion de la fête des mères.

A noter encore notre 1ère place en catégorie Brass Band au festival du district.

Les techniques de communication se développent. La Fanfare Union Instrumentale de Courroux créée son propre site internet www.fuic.ch.

Les prochaines années demandent un investissement important de la part de chacun en vue des échéances suivantes : concours cantonal, 175ème anniversaire de la société et inauguration d’une nouvelle bannière. Courant 2009, un comité d’organisation et une commission « de la bannière » sont mis en place.

Au printemps 2009 la fanfare de Gland invite les musiciens de Courroux à donner concert le samedi et à se produire devant jury le dimanche à l’occasion de son 100ème anniversaire.

L’Union Instrumentale accepte l’invitation. C’est une excellente occasion de recevoir une critique sur les deux morceaux choisis pour la prochaine Fête Jurassienne de Musique.

En effet, 26 ans après sa dernière participation, la société concourt le 6 juin de la même année à la 38ème  Fête Jurassienne de Musique sur le Plateau de Diesse. Elle obtient un superbe 1er rang en 3ème catégorie Brass Band avec les morceaux Music from Kantara et Jubilation.

Durant l’année 2010 et au-delà des manifestations traditionnelles, une large place est consacrée à l’organisation du 175ème anniversaire prévu les vendredi 30 septembre, samedi 1er et dimanche 2 octobre 2011.

En premier lieu, reporter la date fixée au départ.  À l’époque, la fin des travaux de la nouvelle halle de gymnastique ne peut être garantie. Elle est inaugurée le 13 mai 2011.

Réflexion autour de la nouvelle bannière : choix du fabricant, du motif…

Organisation du week-end : définir les activités, préparer les spectacles

Ce qui nous conduit à être présents devant vous ce soir, en ce vendredi 30 septembre 2011 pour l’ouverture des festivités du 175ème anniversaire de la Fanfare Union Instrumentale de Courroux.

 

Historique réalisé par :

Fabienne et Claude-Alain Membrez